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La maison, premier révélateur du burn-out

  • Photo du rédacteur: Coline D'Inca
    Coline D'Inca
  • 22 janv.
  • 3 min de lecture

Le burn-out ne commence pas toujours au travail, ou dans les injonctions de perfection.


Il s’installe souvent bien avant, dans des gestes répétés, dans une fatigue que l’on banalise, dans un quotidien que l’on continue de faire tourner coûte que coûte.


Beaucoup de personnes parlent d’abord d’un sentiment d’épuisement diffus. Jusqu’à craquer. « Je n’y arrive plus, je n’en peux plus ». Et très souvent avant que cette phrase ne soit prononcée à l’oral, c’est la maison qui va le pointer du doigt. 


Maison très lumineuse représentant le changement et la transformation personnelle à travers l’habitat

Quand la maison commence à « lâcher » en même temps que la personne


Au début, il ne s’agit pas d’un chaos ou d’une désorganisation massive, plutôt de petits renoncements successifs. On remet le rangement à plus tard, on évite certaines pièces, on ne fait plus son lit le matin, la vaisselle traine. 


La maison ne devient pas désordonnée par négligence. Elle reflète un état de saturation intérieure. Comment s’occuper de chez soi alors qu’on n’arrive même plus à prendre soin de soi ? 


Les études sur le burn-out montrent que l’un des premiers signaux est la perte de capacité à gérer des tâches ordinaires, pourtant bien maîtrisées jusque-là. 


Selon l’Inserm et la Haute Autorité de Santé, l’épuisement émotionnel et cognitif affecte directement les fonctions d’organisation, de planification et de prise de décision. Autrement dit, ce n’est pas que la personne « ne fait plus attention » : elle n’a plus aucune ressource nécessaire.


Le burn-out n’arrive pas toujours là où on l’attend


On associe souvent le burn-out à la sphère professionnelle, d’où le terme est issu. Mais dans les faits, il traverse toutes les dimensions de la vie. De nombreuses personnes continuent à tenir au travail, parfois le travail est même vécu comme un lieu de repli et de maîtrise, alors que la sphère personnelle est touchée. 


Non, l’effondrement va se jouer ailleurs. La maison va cristalliser toutes les angoisses accumulées, des fois depuis des années. Et du jour au lendemain, dans ce lieu intime, on va arrêter de faire semblant d’aller bien.


C’est aussi pour cela que le désordre domestique peut devenir source de honte. Comme si l’état de la maison venait confirmer un sentiment d’échec personnel, le rendre visible, comme un aveu de faiblesse.


Alors qu’il n’est souvent que le symptôme d’un épuisement déjà profond. 


Quand l’environnement amplifie l’épuisement


Un intérieur encombré, mal organisé, saturé d’objets ou de sollicitations visuelles ne crée pas le burn-out, qui dépend d’autres facteurs. Cependant, il peut l’aggraver.


Chaque objet sans place définie devient une micro-décision à prendre, chaque surface encombrée appelle l’attention, chaque pièce difficile à traverser ajoute une pression invisible.


Dans un état d’épuisement, ces stimulations deviennent envahissantes. Le cerveau, déjà fatigué, n’arrive plus à hiérarchiser, à trier et à prioriser.


La maison, au lieu d’être un refuge, devient un facteur de surcharge supplémentaire.


Tenir encore… jusqu’à ne plus en pouvoir


Beaucoup de personnes en burn-out continuent longtemps à « tenir ». 


On va commencer par s’adapter, puis on va progressivement réduire nos exigences, pour enfin faire le strict minimum. Ce mécanisme est bien documenté : le burn-out s’accompagne souvent d’une culpabilité intense, et donc de mécanismes d’adaptation pour le masquer.


La personne compare son état actuel à son ancien fonctionnement, sans tenir compte de la diminution drastique de ses ressources.


Dans ce contexte, se dire qu’il « faudrait ranger » ou « reprendre les choses en main » est non seulement irréaliste, mais parfois une injonction violente. Ce n’est pas la volonté qui manque, c’est le soutien.


Être accompagné chez soi, pour aller mieux


Dans l’accompagnement des personnes en burn-out, il est essentiel de changer de perspective. C’est pourquoi notre double approche en organisation de la maison et en psychologie prend tout son sens. Nous offrons un soutien logistique et émotionnel pour se réapproprier son chez soi et les tâches du quotidien. Ainsi, la maison peut redevenir un espace maîtrisé, connu et rassurant. 


Chez Beaux Jours Maison, nous accompagnons les personnes traversant des périodes d’épuisement en partant toujours de leur réalité du moment. 


L'aide au rangement à domicile, adaptée aux situations de burn-out, permet souvent d’alléger concrètement l’environnement, de diminuer la surcharge mentale et de recréer des espaces qui soutiennent la récupération plutôt que l’épuisement.

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