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Adapter la maison pour bien vieillir chez soi

  • Photo du rédacteur: Coline D'Inca
    Coline D'Inca
  • 22 janv.
  • 2 min de lecture

Pour la grande majorité des personnes âgées, rester dans leur maison, c’est préserver leur identité.


En France, plus de 85 % des personnes de plus de 65 ans expriment le souhait de rester vivre chez elles le plus longtemps possible. Ce chiffre, souvent cité, dit quelque chose d’essentiel : la maison n’est pas seulement un lieu de vie, c’est un repère structurant dans une période où beaucoup d’autres choses changent.


Maison très lumineuse représentant le changement et la transformation personnelle à travers l’habitat

Quand les gestes simples demandent plus d’effort


Et pourtant, avec l’âge, cette même maison peut devenir plus difficile à habiter : se baisser, porter des objets, atteindre une étagère en hauteur.


Selon Santé Publique France, près d’une chute sur deux chez les personnes de plus de 65 ans a lieu à domicile, souvent dans des espaces encombrés ou mal adaptés.


Même si beaucoup de seniors s’adaptent et contournent le problème en réduisant leurs déplacements dans la maison.

Très souvent, cela ne règle pas le problème.


Mais le sujet est délicat, parce que parler de la maison, c’est parler d’autonomie.

Et toute remarque peut être vécue comme une remise en question, voire comme une intrusion de son territoire intime.


On attend parfois qu’un événement, une chute, une hospitalisation, une fatigue plus marquée, oblige à agir dans l’urgence.


L’encombrement comme symptôme de nostalgie


Quand on évoque les difficultés liées au logement des seniors, le regard extérieur est souvent rapide à pointer l'encombrement comme fautif : « Il y a trop de choses. » Mais cette lecture est réductrice, les objets accumulés racontent une vie.


Des décennies d’histoires, de relations, de souvenirs, de projets. Trier, ce n’est pas simplement “faire de la place”, c’est revisiter son parcours, accepter des transitions et parfois renoncer à certaines projections.


C’est pour cela que le rangement peut devenir émotionnellement lourd. Non pas par incapacité, mais parce que chaque décision a un poids symbolique. Il peut y avoir plusieurs années ensevelies sous cette piles de magazines. 


Alléger sans tenir compte de cette dimension est souvent vécu comme violent. À l’inverse, respecter ce lien aux objets change l’intention du désencombrement.


Adapter la maison, c’est préserver son autonomie


Il existe une idée tenace selon laquelle adapter sa maison serait reconnaître une fragilité. Comme si simplifier, désencombrer ou réorganiser revenait à “admettre qu’on vieillit”.

Déjà, il faut remarquer qu’il n’y a pas d’âge pour se simplifier la vie ! 


Dans les accompagnements que nous menons, c’est souvent l’inverse qui se produit, les personnes retrouvent de la liberté de mouvement, de la confiance, et parfois même de l’énergie.


Vieillir chez soi ne signifie pas vivre comme avant à tout prix. Cela signifie adapter son environnement pour continuer à vivre pleinement, avec ses capacités d’aujourd’hui. Bien vieillir chez soi est un souhait largement partagé. Mais pour qu’il reste un choix, et non une contrainte, la maison doit évoluer avec la personne qui l’habite.


Chez Beaux Jours Maison, nous accompagnons les seniors et leurs proches pour alléger et réorganiser la maison en douceur, sans brusquer, et toujours dans le respect de l’histoire du lieu, des objets et de la personne.


L'aide au rangement à domicile, pensée pour les seniors, permet souvent de sécuriser les espaces, de simplifier le quotidien et de continuer à vivre chez soi avec plus de sérénité.

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